Arielle Dombasle, chanteuse céleste entre ciel et terre


AriellebyEra1L’Actrice-chanteuse, revient avec un album électro mystique réalisé avec Era où elle revisite les grands airs classiques de Bach, Gounod, Malher ou Purcell.
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C’est un opus électro mystique inspiré par la prière. Un objet ovniesque qui se situe entre ciel et terre. Il n’y a décidément qu’Arielle Dombasle, divine créature à la poésie lunaire, pour inventer tout ça et s’aventurer dans une telle aventure musicale. Actrice et désormais chanteuse, elle a toujours aimé les airs célestes où s’envole sa voix de soprano dramatique. Le chant est une seconde nature chez elle, une véritable vocation après le cinéma, où elle trouve sa plénitude. Arielle Dombasle, depuis ses premiers albums «Liberta» ou «Extase» a toujours su conjuguer ambiances électro et musique classique. Gounod, Bach, Monteverdi, Gabriel Fauré ou Haendel n’ont plus de secret pour cette adoratrice du chant sacré qui n’a jamais hésité à marier les atmosphères technoïdes, comme pour mieux mettre en valeur l’incroyable modernité de partitions écrites il y a plusieurs siècles.

Qu’est-ce qui fait vibrer Arielle lorsqu’elle chante ? «J’ai l’impression d’une plénitude, d’une maîtrise nous avait-elle confié lors d’un précédent opus. Penser que l’on puisse arriver à interpréter une partition d’il y a 400 ans, en se mettant au diapason de l’artiste qui l’a écrite, en y apportant un timbre, une couleur contemporaine, une fantaisie, une émotion, est une idée extraordinaire».


Après «Glamour à mort» et «Diva latina», elle revient avec un nouvel album – le 8ème de sa carrière – baptisé «Arielle Dombasle by Era». Soit la rencontre musicale avec Eric Lévi, fondateur du groupe électro Era, dont le premier album en 1997, s’est vendu à 5 millions d’exemplaires dans le monde. Un disque où résonnent les prières et les chants inspirés de la mythologie médiévale qui revisite, de manière très moderne, les grands thèmes classiques, de Bach à Malher, Allegri, Purcell ou Barber. Un registre qui invite à prendre de la hauteur et où se mêlent l’eau et le feu, les airs religieux et les sonorités les plus audacieuses, entre cordes, chœurs, synthé et même riffs de guitares électriques! A l’image de l’Ave Maria de Gounod arrangé par Era sur un mode up tempo. Un univers romantique, spirituel et magique. Parfaitement dombaslien.

Album « Arielle Dombasle by Era » chez Mercury
http://www.arielle-dombasle.com/news/

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Fiest’A Sète met le cap vers l’ailleurs


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Le festival sétois propose une programmation voyageuse aux couleurs des musiques du monde jusqu’au 8 août.
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Fiest’A Sète souffle ses 17 bougies et met le cap sur les destinations lointaines. Au début, le festival qui s’est appelé Fiesta latina célébrait les musiques latines. Puis, l’événement musical sétois a évolué pour devenir Fiest’A Sète qui désormais vogue vers le Maghreb, l’Afrique noire, l’océan Indien ou l’Europe centrale. D’où une programmation voyageuse aux couleurs des musiques du monde dans ce qu’elles ont de vivant et d’actuel loin des « représentations folkloriques figées dans le formol », soulignent les organisateurs. Si notre festival ne dédaigne pas les formes parfois patrimoniales, nos choix restent guidés, pour l’essentiel, par une certaine idée de la modernité, du métissage et du mouvement; mouvement des corps, des peuples, des idées, par delà mers et frontières ».

Ici, le parti pris est celui de l’éclectisme, de l’exigence artistique et de l’accessibilité de la musique par le plus grand nombre. Le festival s’ouvre ainsi par une semaine de concerts gratuits autour de l’étang de Thau, avec Nadara Gypsy Band, Jupiter and Okwess International, Zoreol, Chicha libre (27 et 28 juillet) et DJ RKK, Rémy Kolpa Kopoul (1er août). À partir du 2 août, c’est dans le cadre merveilleux du Théâtre de la mer que se déroule Fiest’A Sète. Sept soirées où se produiront des artistes de légende, à l’image de Nile Rodgers et du groupe Chic, du bluesman américain Taj Mahal ou encore du musicien brésilien Joao Bosco qui fêtera ses quarante ans de carrière. Et aussi Rachid Taha, Rodinka, Goran Bregovic, Trio Joubran, Maraca, Sergent Garcia, Rokia Traoré, Flavia Coelho, Nina Attal, Bassekou Kouyaté, Yacoub Afuni…

Fiest’A Sète jusqu’au 8 août:http://www.fiestasete.com/index.php

Toute la programmation ici: http://www.fiestasete.com/concerts.html

Patrick Bruel aux Vieilles Charrues: « J’ai l’impression d’être devenu celui que je voulais être »


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Patrick Bruel sera aux Vieilles Charrues vendredi 19 juillet en remplacement d’Elton John. Un événement pour le chanteur qui se produira pour la première fois au célèbre festival de  Carhaix en Bretagne.

C’est confirmé! Patrick Bruel sera au festival des Vieilles Charrues vendredi 19 juillet sur la scène Glenmor, en lieu et place du concert d’Elton John, qui a annulé sa tournée pour raison de santé. Pour le chanteur qui  va se produire devant 45000 personnes, c’est un événement car ce sera la première fois qu’il chantera au célèbre festival de Carhaix en Bretagne. Un défi supplémentaire pour l’artiste qui prend goût aux rassemblements en plein air. En 2001, on se souvient qu’il avait donné un concert géant à la Fête de l’Humanité devant plus de 60 000 personnes et fin juillet, il chantera au Paleo festival à Nyon. Le chanteuren tournée jusqu’au 23 mai 2014 ne cache d’ailleurs pas son rêve de se produire un jour au Stade de France! La période de la bruelmania des débuts de «Patriiiiick!» est bel et bien derrière lui. Elle a laissé place à un artiste au sommet de son art, habité par une plénitude artistique. A l’image du magnifique spectacle qu’il vient de donner aux Francofolies en ouverture du festival.

Aux Francofolies vendredi dernier, c’était votre quatrième prestation depuis votre première venue sur la scène du Gabut en 1987 où l’on a entendu pour la première fois  «Casser la voix». Tout le monde s’accorde pour dire que vous avez donné un très beau concert. Comment l’avez-vous vécu?

Patrick Bruel. C’était le plus fort, le plus abouti. J’ai eu l’impression que la boucle était bouclée. J’attendais beaucoup des Francos, je ne pouvais pas espérer mieux. J’ai l’impression d’être devenu celui que je voulais être en 1987 quand je regardais un artiste comme Jacques Higelin. Je me disais, «c’est un artiste libre, mature, qui peut se permettre toutes les audaces et embarquer les gens dans son voyage». C’est ce que je voulais, que les gens me suivent dans mon voyage.

 

Un voyage  qui va de la chanson française, à la musique classique de Chopin, hip-hop, pop-rock ou valse musette. C’est la liberté absolue!

Patrick Bruel. En gardant une cohérence qui est le personnage que je suis, quelqu’un qui a grandi dans un éclectisme. Quand j’avais 5-6 ans, à la maison on écoutait Brassens, Brel, Ferré, les Stones, les Beatles, de l’opéra. Je n’ai pas été élevé dans le clivage. J’ai toujours assumé d’aimer des genres qui pouvaient avoir en même temps une vraie antinomie. Cela voulait dire qu’il fallait que je leur trouve une cohérence. Mon spectacle raconte une histoire et les chansons ont, à mon sens, le costume qui s’impose.

On sent énormément de complicité et d’amour de la part des gens.

Comment faites-vous pour installer cette relation magique entre vous et le public ?

Patrick Bruel. C’est de l’ordre de l’indicible. Je dirais que cette complicité qui dure depuis plus de vingt-cinq ans est composée de codes. Il y a des codes entre les gens et moi qui s’installent dès la première seconde, mais déjà avant même que j’arrive. Il y a des gestes, des refrains que les gens reprennent et puis il y a ces silences d’une chanson comme «Je serai là pour la suite». Une chanson que j’ai écrite pour un homme qui ne peut pas voir son fils grandir qui est au parloir avec sa femme. Je suis là, juste guitare-voix, seul au milieu du public de Saint-Jean d’Acre en train de chanter, dans ce silence incroyable qui succède à un «Alors regarde » puissantissime alors qu’après ça repart en valse-musette. Ce sont des univers différents, mais au fond ça prend. Et de voir le public qui est très réactif, sensible aux interrogations sociales aux sujets de société, c’est merveilleux.

 

Vous abordez effectivement différents sujets, légers ou graves et là encore c’est un petit miracle de constater que tout cela passe de manière fluide.

Patrick Bruel. Parce que c’est la vie. Finalement, c’est comme dans un dîner entre amis. Dans une soirée, on passe en revue une quinzaine de sujets, on lance des blagues et on enchaîne sur autre chose. Un concert, c’est un peu ça. C’est venu sur la tournée précédente où j’étais en spectacle acoustique, seul avec une guitare. J’ai commencé dans des salles de 700 places et j’ai fini dans des lieux de 15 000 places. Pour le premier concert, je n’avais pas d’ordre de chansons. Je me disais «je viens passer une soirée chez des gens, advienne que pourra ! »

Chanteur, acteur au cinéma et au théâtre… comme faites-vous pour concilier toutes vos passions ?

Patrick Bruel. L’emploi du temps est bousculé, mais c’est un égal bonheur. Le point culminant, c’est évidemment ce que je vis sur scène lors des concerts. Aucun acteur au monde ne peut vivre ça. Par contre, il n’y a pas beaucoup de chanteurs qui peuvent recevoir l’émotion d’une d’un film ou d’une pièce où à chaque phrase la salle s’embrase et rit. Ce sont des moments de vie qui sont chers. Le cinéma ou le théâtre apporte cela. Là, je vais rencontrer Sophie Marceau pour un film à partir du mois d’août, c’est une jolie manière de finir l’été ! (rires). Et après je repars en tournée pour vivre tous ses moments d’euphorie.

Vous aimez vous lancer des défis puisque vous serez pour la première fois aux Vieilles Charrues vendredi 19 juillet. Pas trop impressionné ?

Patrick Bruel. On devait finir la tournée l’année prochaine là-bas. Et Elton John ayant annulé sa tournée à cause d’une appendicite aigue, les organisateurs ont pensé à moi pour le remplacer. Je vais passer vers 19h et ensuite, il y a M. Je pense qu’on peut se partager le même public. Ce n’est pas comme si derrière moi, il y avait un groupe de heavy metal. Je ferai un clin d’œil à Elton John en interprétant sûrement une de ses chansons. Je suis super content d’aller aux Vieilles Charrues. Cali, Benabar, Biolay m’ont tous dit: «Tu vas t’éclater et  vivre un rêve. C’est formidable, tu vas adorer!». J’espère qu’il y aura la même ferveur qu’aux Francofolies.

Zénith, Bercy…vous vous êtes souvent produits dans les plus grandes salles de l’hexagone. Il ne reste plus que le Stade de France!

Patrick Bruel. L’idée me plairait, mais il faut trouver le bon moment. Je ne voudrais pas ne jamais l’avoir fait. Il y aura une manière de finir en beauté cette tournée quoiqu’il arrive.

Entretien réalisé par Victor Hache

 

Francofolies : Saez a scotché le public de La Rochelle


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Le chanteur a donné un concert à vif aux Francos aux paroles coup de poing contre le système.

Saez ne laissera jamais indifférent. C’est la marque des grands artistes. Le 14 juillet, sur la scène Saint-Jean d’Acre, le chanteur a littéralement scotché les Francofolies de La Rochelle donnant un concert très intense, à la fois lyrique et rock d’une grande puissance, accompagné de nombreux riffs de guitares. Un spectacle aux paroles coup de poing, dans des accents à la Léo Ferré, dont on célèbre le 20ème anniversaire de la mort, où il a dénoncé le système, s’en prenant aux institutions, au ministère de la culture, à l’industrie du disque, au cinéma financé par la télé, au fric etc…

Une poésie à vif que l’on retrouve dans son album Miami sorti au printemps. Damien Saez n’accorde que très rarement des interviews. Nous avions eu la chance de le rencontrer cet hiver dans un studio d’enregistrement à Paris où il préparait son disque.

Voici un extrait de cet entretien réalisé par les jeunes correspondants de l’Humanité paru en février dans nos colonnes :

Pourriez-vous nous parler de votre nouvel album, Miami ?

Damien Saez. J’ai commencé à travailler Miami pratiquement en même temps que l’album J’accuse (en 2009 – NDLR). J’ai voulu séparer les deux parce que la forme était différente. Les titres qui se développaient sur Miami avaient une entité à part entière. Puis ce travail s’est élargi et, finalement, Messina est revenu un peu à la charge donc j’ai préféré sortir Messina (septembre 2012) d’abord, et Miami ensuite. J’accuse et Miami ont peut-être un côté plus juvénile, comparés à Messina, qui a quelque chose d’un peu plus adulte.

Quels sont les thèmes que vous avez voulu aborder ?

Damien Saez. On va dire que Miami est assez sexuel. Il n’y a pas trop de pathos. Il parle plus au corps qu’à la tête.

D’autres sujets seront-ils traités dans ce nouvel album ?

Damien Saez. Oui, quand même. C’est compliqué pour moi de répondre parce que je ne suis pas bon en ­explication de texte. Cet album, il a la force du chewing-gum. Si je le compare à celui d’avant (Messina), c’est comme aller au McDo après avoir fait un pot-au-feu chez soi.

On n’est pas sur le même registre. On ne parle pas de la même chose. C’est la différence qu’il peut y avoir entre un bon vin et un Coca. Ça ne veut pas dire que ce n’est pas bien, c’est juste différent, américain…

L’intégralité de l’entretien ici: http://www.humanite.fr/culture/damien-saez-le-mot-artiste-est-un-mot-qui-m-enerve-515511

 

Lire l’entretien avec Gérard Pont, le patron des Francofolies, sur l’avenir du festival ici: http://www.humanite.fr/culture/il-faut-preparer-les-dix-ans-venir-545816
Site des Francofolies: http://www.francofolies.fr/