Florent Marchet, électro-pop galactique


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Le chanteur revient avec l’album Bambi Galaxy. Une originale odyssée spatiale pop qui nous  fait voyager de la planète au cosmos. 

Cette fois, ça y est. ­Florent Marchet est entré dans la quatrième dimension, regard tourné vers l’étoile Alpha Centauri dès l’ouverture de son nouvel album. On se souvient de Rio Baril dont l’histoire se situait dans une ville imaginaire. Cette fois, il revient avec Bambi Galaxy, odyssée spatiale autant que space opera de l’homme dans l’univers. L’histoire est celle d’un personnage qui cherche sa place sur la planète : « Il se pose la question du bonheur, confie Florent Marchet, car il n’est pas heureux dans la ­société qui l’entoure. »

À travers cet album aux contours de science-fiction, le chanteur invite à voyager de l’infiniment petit à l’infiniment grand, du cosmos intérieur qu’est le cerveau humain vers l’immensité spatiale : « Le ­personnage va chercher d’autres propositions qui ne sont pas forcément heureuses, évoluant dans différents groupes, qu’ils soient sectaires ou hédonistes, sur la planète. » Un voyage interstellaire dont la source fait écho au rétro-futurisme et à l’homme 2.0 incarné par Bambi, le surnom de Michael Jackson : « Dans les années 1980, il y avait plein de légendes qui couraient sur lui, disant qu’il vivait dans un caisson à oxygène et qu’il avait réussi à devenir immortel. C’était presque comme le premier homme de science-­fiction dans la vie réelle », s’amuse ­Florent Marchet.

Alors qu’il nous avait habitués à un format de chansons plutôt intimiste, au travers d’albums comme ­Cargilesse ou Courchevel, il évolue aujourd’hui vers des ambiances électroacoustiques. Une pop galactique où se croisent des synthés vintage analogiques : « J’aime la musique atonale, contemporaine, le travail sur la matière, dit-il. Les synthés analogiques, à la différence des instruments numériques, permettent de faire les sons soi-même. Ça change tout en termes d’atmosphère, de chaleur. Un piano Wurlitzer, ça donne de vraies vibrations. C’est vivant ! » Résultat, une pop dansante ou en apesanteur qui constitue la matière sonore d’une story cosmique née de son goût pour la science-fiction et les films ou les romans d’anticipation : « La science-fiction, ça permet de rêver. Je vais y chercher de la poésie. » L’an 2000 aussi a servi de vecteur à sa création : « Je me souviens, enfant, on nous présentait un an 2000 fantasmé, idéal, où il n’y aurait plus famine ni ­pauvreté, où il y aurait des voitures ­volantes et où on pourrait passer des week-ends sur la Lune. Et rien de tout cela ne s’est passé. » Du coup, la vision du futur en 2050 fait beaucoup moins rêver : « Avant dans les films de science-fiction, la menace venait de l’extérieur, des aliens. En 2050, la principale menace c’est l’homme. Les scientifiques appellent ça l’anthropocène. On estime qu’on est passé dans une nouvelle ère géologique depuis le début de la révolution industrielle où l’homme, pour la première fois, est capable d’anéantir son écosystème. »

Autant dire un album qui va loin. À découvrir bientôt sur scène dans des ambiances de biosphère spatiale. À l’image du clip Apollo 21 qui renvoie à la vie terrestre, « comme si la nature reprenait ses droits » dit-il, des étoiles plein les yeux.

Album Bambi Galaxy, Pias le Label. Concert le 12 avril au Centquatre (104), Paris 19e.

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