Rock The Pistes, un festival très fun mêlant ski et musique


RockThepistes1
Rcok the pistes
rock the pistes

rcokthepistes4

Le festival  franco-suisse Rock The Pistes, dont la quatrième édition s’est déroulée du 26 au 30 mars a été marquée par une affiche musicale très UK en présence notamment de Klaxons, The Babyshambles , Breton, mais aussi Ben l’Oncle Soul ou Mass Hysteria.

Il fallait y penser, Rock the Pistes l’a fait ! Le jeune festival  franco-suisse qui se déroule entre Lac Léman et Mont-blanc, à une hauteur de 1600 à 2000 mètres d’altitude  au sein du domaine des Portes du soleil, est à l’origine d’un concept très fun mêlant ski et musique. Un mix original marqué lors de sa quatrième édition par une affiche pop-rock à dominante british avec notamment Klaxons, The Babyshambles ou encore Breton. Parmi les groupes français, Ben l’Oncle Soul a clôturé le festival ce dimanche 30 mars, tandis que Mass Hysteria a mis le feu grâce à un énergique rock metal salué par quelques belles batailles de boules de neige. Un festival apprécié des artistes, tels Roman, leader du groupe londonien Breton, Mouss Kelai et Yann Heurtaux, chanteur et guitariste de Mass Hysteria que nous avons rencontrés, ainsi que par Philippe Manœuvre, critique musical, rédacteur en chef du magazine Rock & Folk, présent pour la deuxième année à Rock The Pistes.
Breton

Breton2

  • Roman, chanteur du groupe londonien Breton

Pensiez-vous jouer un jour dans les Alpes ?
Roman : Quand je compose, j’essaie d’écrire pour tous les contextes. Il y a des morceaux qui vont marcher sur un Ipod, d’autres à  deux heures du matin à Berlin. Je n’aurais jamais imaginé interpréter mes chansons, comme ça dans les Alpes en Suisse (son concert a eu lieu à Morgins). C’est la troisième fois que je joue en Suisse, la première, c’était dans une piscine, ensuite dans une forêt et là à Rock The Pistes. J’ai l’impression que les Suisses sont plus surréalistes que je pensais ! (rires).

Pourquoi avoir choisi Breton comme nom de groupe ?
Roman : Il y a plusieurs raisons. L’une d’elles est que les Surréalistes, était un mouvement français. Pour moi, c’était une manière d’exprimer des choses très compliquées d’une façon simple. La musique qu’on joue, c’est de la pop et les choses sont peut-être un peu plus complexes. Ce qui m’intéresse, c’est la frontière entre les deux univers.

Quels sont vos projets ?
Roman : On a joué en Australie récemment. On a réalisé des films courts qu’on a projetés dans un cinéma sur lesquels on a  fait l’illustration sonore. Un peu comme dans les années 1920 et les  films muets où il y avait un musicien qui jouait du piano sur les images. On a fait aussi une exposition de photos et sorti un livre. On va continuer sur ce chemin. Sinon, on jouera bientôt en France et on sera au festival Solidays en juin.
MassHysteria2

Masshyteria

  • Mass Hysteria

Qu’est-ce qui vous a poussés à venir à Rock The Pistes ?
Mouss et Yann : On n’est pas en tournée, mais on a trouvé le plan tellement sexy et cool de venir jouer  à Rock The Pistes, qu’on a tout de suite dit oui. On est en pleine composition, on est sortis de nos studios et on ne le regrette vraiment pas.

Etes-vous skieurs ?
Mouss et Yann : On skie en amateurs, généralement  sur des pistes bleues, tranquilles ! (rires).

Aviez-vous déjà joué aussi haut ?
Mouss et Yann : Jamais !  C’est une première face au Mont-Blanc. Voir la scène et notre batterie montée par hélicoptère jusqu’ici,  il y a un petit côté Rolling Stones dans l’esprit. On se disait, tout ce joyeux bordel, c’est pour nous ? C’est cool ! C’est un vrai bonheur de jouer ici, dans ce cadre splendide.

Quelle est votre actualité ?
Mouss et Yann : On est en pleine composition de notre huitième album qu’on aimerait sortir au printemps 2015. De plus en plus, on fait des morceaux énergiques, taillés pour la scène. Le prochain album sera dans la lignée de Mass Hysteria, énergique, positif. On essaie de faire du rock conscient. On a un seul message, c’est «Positif à bloc !». On cherche à être dynamiques, «rentre dedans». C’est le côté « faites les fous, mais pas les cons». Ensuite, on a une tournée au Québec en août  où on jouera avec Metallica et Slayer, entre autres. C’est un gros festival à Montréal qui pourrait être comparé en France au Hellfest.
Rock the pisters

  • Philippe Manœuvre

Quelles sont vos impressions après le concert de Pete  Doherty et les Babyshambles à Rock The Pistes ?
Philippe Manœuvre : C’était surréel. Le type qui arrive dans son costume avec son petit chapeau, en hélico évidemment parce qu’il est en retard. Pete Doherty, c’est le dernier poète du rock, le dernier imprévisible. La plupart des groupes font leurs shows, c’est carré et ils repartent. Lui, il arrive et on assiste à un petit événement. Ce qui est incroyable, c’est que le public le suit. A un moment, je pensais que ça ne finirait pas bien et qu’il se prendrait 2000 boules de neige. Mais non, les gens l’aiment beaucoup  parce qu’il apporte l’imprévu, la liberté du rock des débuts.

Que pensez-vous de l’esprit de Rock the Pistes ?
Philippe Manœuvre : Je trouve ça génial. C’est un nouveau festival, on n’a jamais vu ça, on est dans des endroits d’une beauté à couper le souffle. Pour les groupes, c’est un challenge de se produire comme ça en haut des pistes, de jouer dans ce cadre de montagnes. La première année, il n’y avait que des artistes français. Là, il commence à y avoir des groupes anglais. C’est la quatrième édition et on peut se dire que dans deux ou trois ans, il va y avoir de très grands groupes qui vont venir ici parce que c’est amusant de jouer dans ces conditions.


https://www.facebook.com/media/set/?set=a.767317626620897.1073741837.341199995899331&type=1
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.766637890022204.1073741836.341199995899331&type=1

Lire aussi : 

http://www.humanite.fr/culture/un-festival-rock-pistes-tres-british-entre-lac-lem-561432

 

 

Et aussi: https://www.facebook.com/rockthepistes

Jeanne Cherhal : « Je suis un peu une sauvageonne ! »


CHerhal1
Cherhal2
Cherhal3

La chanteuse sort Histoire de J. Un album entièrement composé au piano, reflet de sa vie, où « il est beaucoup question de féminité, d’amour, de filiation ».

Réservée dans la vie, Jeanne Cherhal n’a jamais craint de mettre à nu ses sentiments dans ses chansons. Après Charade, elle revient avec Histoire de J, 5e album dédié au sentiment amoureux. Un opus qui fait suite au disque Amoureuse, de Véronique Sanson, qu’elle avait magnifiquement revisité en 2012. Soit onze chansons qui font écho à la vie de la chanteuse nantaise, structurées autour du piano, appris dans son enfance. Histoire
de J est l’album d’une héroïne que l’on suit entre ballades intimes aux claviers et subtiles ambiances rock aux contours seventies. Un univers piano-voix qui va bien à Jeanne Cherhal, harmonieuse et gracile sur le fil de ses émotions, tour à tour romantique, mélancolique, fragile ou forte.

Doit-on voir dans Histoire de J le reflet de votre vie ?

Jeanne Cherhal. C’est un disque très autobiographique. Une histoire qui se déroule en onze chapitres. Chaque chanson est le reflet de la femme que je suis aujourd’hui à trente-cinq ans. Il est beaucoup question de féminité, d’amour, de filiation. Jusque-là, ma façon d’écrire des chansons d’amour s’accompagnait presque d’un second degré, d’une ironie. Je n’avais jamais encore écrit de chansons frontales sur l’amour. Peut-être parce que je n’avais pas assez de maturité. J’étais trop pudique par rapport à ce sentiment profond. Dans les thèmes de ce disque, il y a des choses que je ne pourrai jamais dire autrement qu’en chanson. Femme debout s’adresse à une femme forte dans les épreuves. Comme je t’attends est sur le désir d’un enfant. Cheval de feu est une chanson presque érotique, qui raconte un rapport sexuel d’une façon imagée. Il me serait impossible de parler comme ça dans la vie. Dans une chanson, ça défile, c’est un jeu presque (rires) !



Dans quelle mesure votre expérience du disque Amoureuse, de Véronique Sanson, a-t-elle influencé votre approche musicale d’aujourd’hui ?

Jeanne Cherchal. J’ai passé beaucoup de temps à travailler ce répertoire. Véronique Sanson est une pianiste hors pair, unique dans son jeu, son style. J’avais vraiment envie d’être au plus proche de ce qu’elle a composé. Je me suis attelée à un jeu de piano qui n’était pas forcément le mien au départ, à une technique d’arpège que je n’avais jamais expérimentée. Quand on joue ces morceaux et qu’on y prend du plaisir, forcément cela ouvre des portes.

Comment avez-vous vécu 
le fait d’écrire tout un album aux ambiances de piano-voix ?

Jeanne Cherhal. J’ai tellement aimé revenir à mon instrument par le projet Amoureuse de Véronique Sanson, que ça a été presque une jouissance de composer des parties musicales qui peuvent tenir toutes seules, sans chant. J’avais envie que mes parties piano soient très développées, même si j’ai dû beaucoup travailler pour que ce soit fluide.



Qu’aimez-vous du piano particulièrement ?

Jeanne Cherhal. Ce qui me plaît, c’est que ce soit d’abord un instrument de percussion très rythmique. Pendant longtemps, j’avais l’impression que c’était comme un combat. Maintenant, je me sens beaucoup plus en osmose, en harmonie avec mon instrument. Je suis autodidacte, un peu une sauvageonne (rires) ! Ma vraie école, ça a été l’album Sheller en solitaire, sorti quand j’avais douze-treize ans. Je m’amusais à le reprendre entièrement à l’oreille. Au départ, c’est le mimétisme qui m’a poussée à me mettre au piano. Je suis d’ailleurs hypercontente car je vais partager la même scène que William Sheller aux Francofolies de La Rochelle cet été. C’est quelqu’un que j’admire énormément.

 Album Histoire de J. chez Barclay. Tournée du 21 mars au 14 juillet, dont concert le 24 mars 
à La Cigale, Paris 18e.

Emilie Simon : « Le Paris du début du siècle est magique »


Emilie1
Emilie2
Emilie3Emilie4

Après avoir privilégié les ambiances électro, la chanteuse revient avec Mue. Un album marqué par la poésie de la Ville Lumière qui lui permet de se réinventer grâce à un son plus ample et à la présence d’un orchestre à cordes.

Le nouvel album d’Émilie Simon va surprendre ses fans. La chanteuse originaire de Montpellier, qui commencé sa carrière en 2003 en explorant toutes les possibilités offertes par la musique électronique, revient avec Mue. Un disque extrêmement bien produit, au son ample et organique dû à la présence d’un orchestre à cordes, réalisé avec la complicité du musicien électro français Tahiti Boy ou encore du producteur et réalisateur anglais Ian Caple (Tindersticks, Alain Bashung…).

Alors que son album The Big Machine avait bénéficié des climats urbains de New York, où elle a longtemps vécu, celui-ci s’imprègne d’atmosphères plus rétro, propres à Paris, où la chanteuse vit désormais. Trois ans après Franky Knight et ses tonalités mélancoliques, Émilie est aujourd’hui plus radieuse, émue par la poésie de la Ville Lumière, capitale fantasmée des années 1900 à laquelle elle déclare sa flamme : « Il y a une poétique du Paris du début du siècle dernier, que je trouve sublime, confie-t-elle. Ça me fait rêver de penser à la construction de la tour ­Eiffel, du métro, à l’art nouveau. C’est une période magique. »

Une nouvelle odyssée pour Émilie Simon, trente-six ans, chanteuse voyageuse et romantique qui se réinvente en étant à l’origine d’une palette musicale aux teintes plus chaudes que celles de ses premières chansons, où elle apparaissait technoïde, femme orchestre aux claviers-synthés commandés depuis son bras électronique : « Je me suis éloignée des machines parce que j’avais envie de cordes. C’est une autre façon d’écrire. »

Emilie5
Auteure de la BO du film la Marche de l’empereur, elle a toujours été exigeante dans ses choix artistiques, qu’il s’agisse des compositions, des arrangements ou de ses collaborations musicales : « Chaque choix modifie le chemin, ouvre des portes. Avec toujours cette question : jusqu’où je veux aller ? » Une mue naturelle dans laquelle Émilie se révèle sereine et plus féminine au cœur d’un univers « moins conceptuel », souligne-t-elle. « J’ai toujours été féminine. Simplement, la féminité s’exprimait de manière éthérée. Là, elle est plus incarnée. C’est davantage ancré dans le côté humain. » Un album dont les thèmes témoignent du sentiment amoureux et de ses différentes météos intérieures, « la fascination, l’amour idéalisé, la déception, les larmes ». À l’image du single Menteur : « C’est l’idée que nous n’avons pas qu’un seul visage. C’est intéressant de voir quelle facette on veut bien montrer, à quel moment on joue un rôle. »

Il y a des ambiances presque funky ou orientales, des tempos afro-cubains et des ballades féeriques au piano où l’on retrouve sa voix enfantine à la Kate Bush. Un registre qui confirme son talent et son originalité dans le paysage des musiques actuelles. Il va permettre de redécouvrir la chanteuse qui, après s’être longtemps protégée derrière ses instruments sur scène, entend maintenant aller vers les gens. Pour s’ouvrir au monde. Une vraie renaissance.

Album Mue chez Barclay. Tournée du 17 avril au 4 juillet, dont Printemps de Bourges le 25 avril.

Cascadeur : « Il n’y a rien de plus normal qu’un fantôme ou un revenant »


Cascadeur1
Cascadeur2

Cascadeur3
Cascadeur4

Après Human Octopus, le musicien casqué revient avec Ghost Surfer. Excellent deuxième album aux ambiances spatiales, électro et fantomatiques, à découvrir au Bataclan le 12 mars.

Vous avez récemment présenté votre album au Planétarium de Paris. Comment expliquez-vous votre attirance pour le cosmos 
et le monde des étoiles ?

Cascadeur. Il y a des gens qui adoreraient se rendre dans l’espace. Moi, j’ai peur, je pense trop au crash. Je préfère inventer mes zones spatiales où je peux voyager à ma guise. C’est lié à des musiques que j’écoutais enfant, comme les Pink Floyd, tous ces courants psychédéliques qui exploraient les mondes inconnus. Mais je suis plus un voyageur immobile.

D’où vient votre fascination pour les atmosphères fantomatiques qu’évoque
votre album ?

Cascadeur. De l’enfance. En même temps, ça me plaisait d’évoquer l’immatériel. Ces entités qui traversent les murs, le temps. C’est ce qui me plaît aussi en musique, la notion de pouvoir traverser les choses. Quand on est musicien et que l’on interprète Bach par exemple, on devient un fantôme quelque part et Bach est le fantôme qui nous visite. En tant qu’interprète, on côtoie souvent le monde du vivant et la mort. J’ai une formation classique. À huit ans, je jouais des gens morts, c’est quand même bizarre. C’est même une drôle d’idée de se dire que des enfants interprètent des êtres disparus. Ça m’a toujours marqué. Je me suis beaucoup interrogé sur les peurs enfantines, sur l’apparition, la disparition. Je suis là-dedans.

)

Donc, vous croyez aux histoires de fantômes !

Cascadeur. Bien sûr ! (Rires.) Ce qui est amusant, c’est que chacun habite son fantôme. Il n’y a rien de plus normal qu’un fantôme ou un revenant. Le monde de la mort, dans d’autres cultures, c’est très différent. Ici, il ne faut surtout pas regarder. On évacue beaucoup de choses. Je trouve que c’est important de se confronter à ça. C’est difficile, et je suis le premier à avoir peur. On est dans l’interdit de plus en plus, et dès que l’on évoque ce thème, tout le monde se glace. On est quand même dans une société du divertissement tout en étant dans un quotidien très chargé. En même temps, plus c’est sombre, plus on nous vend du divertissement.

Étonnamment, votre album 
a quelque chose de bien vivant et de pas sombre du tout !

Cascadeur. Après le premier album quelque chose a été expédié assez loin de moi, comme une souffrance. J’évoquais beaucoup l’idée de solitude, d’être isolé, qui ne se faisait pas entendre. C’était un peu l’histoire de ma vie artistique. Ça a modifié ma façon d’appréhender certaines choses. Dans le deuxième album, je voulais sortir d’un état d’isolement parce j’avais rencontré beaucoup de gens, des musiciens. Ça m’a donné confiance, même si je doute toujours. Cette forme d’estime de ce que j’avais pu faire a été comme une thérapie qui m’a fait du bien. Là, je voulais aller plus vers l’autre, comme une sorte de réconciliation.

Dans Collector, vous avez tenu à laisser une large place 
à Christophe. Un hommage 
au chanteur des Mots bleus ?

Cascadeur. C’est Christophe qui chante tout. Je suis juste dans les refrains des chœurs avec quatre chanteuses. Je suis noyé. Je l’ai fait exprès, voulant disparaître. C’est comme une filiation. Pour le premier album, je ne voulais pas de morceau en français. Pour celui-ci, j’ai pensé que ce serait intéressant, ça offre une autre facette. Je trouvais beau de me faire « doubler » par une figure importante de la chanson française. Ce que j’ai fait dans Ladyday aussi, puisque c’est Tigran Hamasyan qui joue du piano à ma place.
)

D’homme-machine seul 
aux claviers en solo 
sur scène, vous êtes passé à une formule groupe, privilégiant les ambiances 
plus musclées. Volonté d’être moins introspectif ?

Cascadeur. Walker, dans mon précédent album, était pour moi, un morceau très tendu. Le fait d’être entouré de musiciens, ça me donne envie d’explorer d’autres territoires. On est dans le vivant ! Il y a une dimension de groupe et d’écoute de chacun. Je voulais une douce folie collective, qu’on soit un peu possédé. Il y a l’idée de transe dans ce que je fais, dans l’aspect répétitif. C’est un pan musical que j’avais dû négliger à la première tournée.

Vous continuez d’apparaître masqué ou casqué. Vous n’avez jamais songé à révéler votre visage au public ?

Cascadeur. Non, ça me va très bien comme ça, même s’il y a plein de questions qui se posent. Il m’est insupportable de me voir exposé. Je n’ai pas une grande estime de moi. Laissons vivre le personnage Cascadeur comme ça. On est ailleurs. Il vit de façon heureuse. Si je venais à m’exposer plus, quel serait l’intérêt ? Est-ce qu’on m’entendrait mieux ? Je ne crois pas. Ce qui m’importe, c’est qu’on entende mes travaux, pas que l’on voie mon visage. La lumière, ça détruit beaucoup. Je n’ai pas envie de brûler les petites ailes que j’ai. Ça ne sert à rien.
)

Galactique et fantomatique 

Cascadeur n’est pas 
le troisième Daft Punk ! 
S’il cache son visage derrière un casque ou un masque, 
c’est qu’il préfère le mystère à la lumière. Sa manière de faire entendre sa musique derrière laquelle il aime disparaître. Après les ambiances marines de son premier disque, Human Octopus, il sort Ghost Surfer. Un album à la pop-rock galactique aux atmosphères fantomatiques, mélancoliques et aériennes sur lesquelles il surfe à plaisir. Un registre sensible aux mélodies électro- rêveuses, où plane sa voix féminine. Côté invités, on note la présence du mythique Christophe sur Collector, du trompettiste Médéric Collignon ou du pianiste de jazz Tigran Hamasyan. L’odyssée spatiale d’un musicien cosmonaute décidément très inspiré !

 Album Ghost Surfer, chez Mercury. Concert le 12 mars au Bataclan, 
Paris 9e. Tél. : 01 43 14 00 30.

)