Stromae «Formidable» au Printemps de Bourges !


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Sromae

Sromae4Le chanteur belge a donné mardi 22 avril le coup d’envoi du printemps de Bourges par un concert très festif. Il a enflammé le public qui n’aurait manqué pour rien au monde sa prestation sous le chapiteau W, la plus grande salle du festival. Une première pour Stromae en tant que tête d’affiche au Printemps de Bourges.

Stromae n’a eu aucun mal à remplir le W, (6500 personnes) pour sa première venue au Printemps de Bourges. L’occasion pour le chanteur belge de transformer le chapiteau en vaste dancefloor, auquel a participé un large public, réunissant toutes les générations, des enfants aux sexagénaires. Un show très festif teinté de mélancolie, à l’image du tempérament de Stromae qui a interprété sur fond de décors et de lumières graphiques, les chansons de ses deux albums (Cheese  et Racine Carrée): La Fête,  Quand c’est ?, Tous les mêmes, Silence, Moule Frites et bien sûr Alors on  danse, Formidable ou encore Papaoutai.

Victime de son succès, Stromae est tellement populaire qu’il n’arrive plus à satisfaire toutes les demandes d’interview. Afin de ne frustrer personne, juste avant son concert au W, il a donné une conférence de presse qui pouvait s’apparenter à celle d’un homme politique. Stromae, qui s’est excusé « pour le caractère peu personnel de ce genre d’événement » s’est prêté au jeu des questions-réponses, avec humour et gentillesse. Extraits :

-Contrôle de son image : «Je ne suis pas tout seul, loin de là. En l’occurrence on parle directement d’Universal puisque c’est eux qui s’occupent de la promotion. Nous travaillons en  corrélation. On essaie d’être le plus impliqués et son se fait confiance mutuellement. Comment on contrôle son image ? Eh bien, quand ça devient trop, on essaie d’aller ailleurs. Il n’y a pas vraiment de règle. Cela débouche souvent sur des compromis».

-Les festivals: « Je ne les connaissais pas très bien avant de faire la tournée du premier album. C’est à là que j’ai commencé à connaître surtout les festivals français. Forcément, c’était un peu difficile de passer à côté du Printemps de Bourges. C’est un festival assez connu en Belgique. Sinon, moi, je n’ai jamais été très festival à la base, parce ce que je sortais beaucoup en boite de nuit ! (rires) Après, je me suis rendu que c’était tout aussi chouette que d’aller en club,  un festival. Mais ce qui me faisait surtout peur à l’époque, c’était la boue, la saleté ! (rires). Rentrer chez moi avec de la boue jusqu’au genou, c’était un truc que je pouvais  imaginer mais que je ne voulais pas vivre. Ensuite, on s’y fait parce qu’on se rend compte que des fois, il y a du soleil aussi ! (rires) ».

-Pas d’album en anglais: « Il faut garder ce patchwork de différentes langues. C’est ce qui est enrichissant. Même si l’anglais a  souvent cette image internationale, je pense que c’est très nocif de vouloir résumer la musique à une langue. Peut-être qu’un jour  je ferai un album en anglais mais s’il n’y a pas de réelle sincérité, spontanéité, si c’est juste l’ambition internationale, pour moi ce n’est pas des raisons qui me pousseraient à écrire en anglais.»

-Le Printemps de Bourges « C’est mon premier vrai Printemps de  Bourges dans le sens où je suis vraiment  dans le festival. J’étais déjà venu sur un plateau de France 4 dans le cadre du Printemps sur la scène Région Centre. C’est un comme une première. Je me sens un peu stressé avec les premiers festivals de cette tournée. C’est nouveau et comme tout ce qui est nouveau, ça fait un petit peu peur. »

-Le succès: «Je crois qu’on n’est jamais arrivé. Le jour où on croit qu’on est arrivé, c’est le début de la fin. J’espère que je garderai ça bien en tête. J’espère continuer à faire ce métier avec passion et avec autant de sincérité que j’ai essayé de le faire jusqu’ici. J’aime toujours chanter, être sur scène. Des fois, je suis un peu fatigué, c’est un nouveau danger que je découvre. Parfois la fatigue peut faire passer à  côté de plein de choses. Il faut juste un peu se réserver de temps en temps. » Le métier d’artiste: «J’ai envie de dédramatiser. Je préfère m’appeler artisan. Star, artiste… toutes ces appellations, je trouve qu’elles pètent un peu plus haut que leur derrière. Notre métier est moins utile que le boulot d’un boulanger, d’un gars de sécu, d’un fermier. Notre métier est encore moins important que celui  de n’importe qui. C’est sans aucune  fausse modestie, c’est complètement sincère. Cela m’aide à me soigner au quotidien. »

-Sa marionnette aux Guignols et sa statue au musée Grévin: «Les deux sont drôles, mais je ne sais pas si ce sont des consécrations, ça fait bizarre ».

-La scène: « J’essaie d’avoir  un œil sur tout, même si je ne fais pas tout. Il n’y a pas de scénographe. On a écrit des chansons avec une suite plus ou moins logique, des tableaux, en essayant de garder une cohérence entre les morceaux. Avec la maquette du spectacle, on a regardé les écrans, la disposition de chaque décor pour voir l’échelle pour voir si c’était raisonnable, trop ou trop  peu. A quel moment on commence à  devenir un peu trop mégalo. Ce n’est pas parce qu’il y a succès qu’il faut déployer tous les effets spéciaux. Il faut essayer de garder le juste milieu. Il y a l’aspect graphique, épuré, minimaliste. Je garde constamment à l’idée Kraftwerk. Et il y a la danse. J’ai rencontré Marion Motin, une super chorégraphe qui m’a montré que ce qu’on pouvait aimer dans la danse, c’était la sincérité. Ne pas être dans la performance et dans la frime, mais essayer d’exprimer des choses avec son corps. Des choses qui m’ont permis de me familiariser avec la danse. »

-Toutes les générations dans son public : « C’est le plus beau compliment d’avoir des gens qui sont complètement différents de ce qu’on peut imaginer. On s’imagine toujours avoir soit des gens plus jeunes, soit des gens de son âge. J’avoue que le plus beaucoup compliment c’est d’avoir quelqu’un de super âgé, qui fait deux fois son âge. C’est un honneur. »

-Son morceau préféré : «Moule frites», parce que c’est peut-être le moins premier degré. C’est un peu difficile de se prendre au sérieux. Je crois que c’est le morceau qui me représente le mieux en ce moment. »

Lire aussi::
http://www.humanite.fr/le-printemps-et-les-francofolies-font-cause-commune-pour-une-nouvelle-histoire-du-festival-521358
http://www.humanite.fr/catherine-ringer-le-tango-ca-swingue-ca-tangue-521367
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