Gérard Depardieu au cœur de la poésie de Barbara


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Gérard Depardieu chante Barbara accompagné de Gérard Daguerre, pianiste de la chanteuse disparue.

Gérard Depardieu chante Barbara par Victor Hache.  Au Théâtre des Bouffes du Nord jusqu’à samedi, l’acteur se fait chanteur et rend hommage à la chanteuse, à l’occasion des vingt ans de sa disparition.

Combien d’artistes se sont essayés à faire revivre la poésie de Barbara sans y parvenir ? Au Théâtre des Bouffes du Nord, Gérard Depardieu, lui, a choisi de cheminer sur le fil de son univers, sans chercher à l’imiter, et c’est une réussite. Il dit ses textes, les chante, fragile, caressant ou puissant, à l’affût du sens du mot, à la manière de l’immense comédien qu’il est. À la fois chanteur et acteur, il parvient ainsi à s’approprier les chansons de Barbara qu’il vit littéralement aux côtés de Gérard Daguerre, pianiste de la chanteuse qui l’accompagna jusqu’à sa disparition, en 1997. Entre les deux Gérard la complicité est totale, l’instrumentiste s’adaptant au gré de l’humeur de Depardieu. Un voyage où il est tout en retenue ou au contraire éructant, soufflant. Juste et émouvant dans l’interprétation à fleur de peau qu’il offre du répertoire de la Dame en noir, il est cet ogre faisant résonner chaque nuance de la poésie mélancolique de Barbara, avec qui il créa la pièce musicale Lily Passion au Zénith de Paris en 1986.
Depardieu chante Barbara sur scène et sur disque (Because music) cœur à nu. On le croit bourru, il est ici tout en sensibilité, posant un regard plein de tendresse sur celle qui pensait que tout dans la vie « n’est que question d’amour ». Il habite ses textes dont on redécouvre la force, la modernité et le désespoir. Des chansons qui prennent une tout autre dimension, porteuses d’une souffrance moins dramatique dans la bouche de Depardieu, qui n’a sans doute jamais été aussi féminin.
De l’Île aux mimosas à Göttingen, Ma plus belle histoire d’amour, Nantes, Dis, quand reviendras-tu ? ou l’Aigle noir… il fait mouche. Un hommage bouleversant à celle qui disait « chanter c’est mon poison et ma médecine ».
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Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, jusqu’au 18 février : 01 46 07 34 50.
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