Album. Aline, la pop rafraîchissante de quatre garçons dans le vent


Le groupe sort Regarde le ciel. Un premier album pop aux influences 80’, mélodique et dansant porté par le tube Je bois et puis je danse. Il sera bientôt sur scène pour une tournée qui passera par le Café de la danse.

Image

Et si on commençait l’année 2013 par un peu de légèreté. C’est ce que propose Aline, un groupe de quatre garçons de Marseille, dont l’univers décalé se revendique de la pop des années 1980. Aline s’avance sans complexe sur la route d’une pop romantique et dansante qui n’est pas sans rappeler Daho, Elli&Jacno ou Taxi Girls. Le groupe sort un premier album, Regarde le ciel, qui ne craint pas de mélanger mélodies accrocheuses aux nombreuses guitares et textes en français, prenant ainsi le contrepied de la mode actuelle qui veut que les formations hexagonales chantent en anglais. Un registre inclassable un peu fleur bleue, étonnamment efficace grâce à des compositions très mélodieuses.

Un premier réflexe serait de classer l’univers d’Aline au rayon pop inconsistante. Ce serait cependant aller vite en besogne. Si les textes ne sont pas à tomber à la renverse, il y a dans les chansons quelque peu mélancoliques d’Aline un vent d’optimisme qui fait du bien en ces temps d’ambiance morose. Réalisé par Jean-Louis Pierot, ancien musicien du groupe Les Valentins, connu pour son travail de réalisation avec Miossec, Alain Bashung ou encore Hubert-Félix Thiéfaine, l’album révèle une fraîcheur et une énergie, marque de fabrique d’un groupe qui a choisi de vivre le temps présent avec une certaine insouciance. Bien sûr, il y a de la nostalgie, ne serait-ce que dans le nom du quartet qui renvoie au tube du chanteur Christophe. Si les références sont nettement issues des eighties, Aline a dû aussi beaucoup écouter de pop en provenance de Bristol ou de Glasgow. Le groupe invente sa propre voie musicale avec des chansons évoquant l’amour, les ruptures sentimentales ou la fuite de l’innocence. Une pop song aux contours juvéniles qui parvient à convaincre grâce à une démarche empreinte de sincérité, qui fait tout passer.

L’histoire d’Aline a débuté par l’aventure musicale de Romain Guerret (guitare et chant) qui, sous le nom de Dondolo, s’amusait à revisiter une pop sous influence anglaise. Plus tard, il se rebaptisa Young Michelin, aux côtés d’Arnaud Pilard (guitare lead), Romain Leiris (basse) et Vincent Pedretti (batterie). Un nom pas très rock’n’roll, qu’ils seront obligés de changer, en 2011, sous la pression du joyeux Bibendum des célèbres pneumatiques. Ainsi est né Aline dont le répertoire tonique enclin au partage d’émotion risque de connaître un joli succès lors des concerts à venir, à l’image de l’efficace single Je bois et puis je danse.

Après avoir remporté, en 2010, le concours CQFD des Inrocks, le groupe fait partie, aujourd’hui, de la sélection du Fair 2013 (association créée en 1989 à la demande du ministère de la Culture, dont le but est le soutien et l’aide au démarrage de carrière d’artistes ou de groupes). Il va devoir maintenant faire ses preuves sur scène. On attend la tournée et un concert au Café de la danse, le 21 février. La promesse d’une belle aventure pour Aline.

Album d’Aline, Regarde le ciel, 
Pias-Idol. Tournée, le 25 à Bordeaux, 
le 7 février à Orléans, le 9 à Lyon, 
le 21 au Café de la danse, à Paris.

imagesV.H.