Féfé, -M et la pop très dansante de Juvéniles, Aline et de Granvillle ont ouvert le Printemps de Bourges


Féfé

Bourges, envoyé spécial.
Mardi soir, le festival a mêlé les genres  en mettant l’accent sur les musiques populaires au W et les registres pointus aux 22 Est/Ouest, pour mieux faire la fête.

A quoi reconnait-on un bon festival ? Au fait qu’il sait conjuguer et mettre en avant les tendances du moment et les sensations musicales qui feront les valeurs sûres de demain. Le Printemps de Bourges est un festival pertinent à l’esprit défricheur dont le champ des musiques va du plus populaire au plus pointu. On en a eu une nouvelle fois la preuve mardi, jour d’ouverture du Printemps où Féfé en vrai show man adepte d’un groove communicatif, a joyeusement fait danser le public du W. La nouvelle salle qui remplace le chapiteau Phénix, bénéficie d’une visibilité nettement meilleure grâce à une scène surélevée. Le W a été magnifiquement inauguré par –M, dont le concert glam-rock et spectaculaire a mis le feu grâce à son Mojo fédérateur et ses chansons ludiques aux nombreux solos de guitare à la Hendrix.

 

Le Printemps a l’art de rebondir à chaque édition en présentant des artistes et groupes en développement, comme on dit en langage de maisons de disques, dans les deux salles laboratoires 22 Est et 22 Ouest. On y a vu Juvéniles, la plus grosse sensation pop-électro de la soirée. Le groupe rennais oscille entre climats vaguement new wave et ambiances rétrofuturistes aux influences New Order ou Joy Division, sur fond de synthés analogiques, programmations et nappes sonores aux guitares. Composé à partir de la réunion de musiciens des formations Russian sextoys et Wankin’ Nooodles, le groupe Juvéniles a rapidement enflammé le Web grâce à aux titres We are Young ouNight/Nights. Portés par la voix de velours du chanteur poly-instrumentiste, Jean-Sylvain, les Juvéniles pratiquent  une musique taillée pour les dancefloors, mais pas seulement. Leur efficace et sensible électro-pop chantée en anglais va bien au-delà de la dimension clubbing. Elle a tout pour affronter les grandes salles et séduire un large public. Un registre qu’ils ont tenu à partager en invitant sur scène l’excellent groupe pop caennais Concrete Knives, emmené par Nicolas Delahaye (chant-guitare) et Morgane Colas (chant). Un des grands moments de leur concert.

 

Nous avons également été séduits par la pop rafraichissante d’Aline. Formé à Marseille autour du leader Romain Guerret, le groupe a fait le buzz cet hiver en sortant un premier album Regarde le ciel et son tube Je bois et puis je danse. Une pop-song aux contours 80’ romantique et optimiste qui fait un bien fou, signée de quatre garçons dans le vent dont l’aventure ne fait que commencer.

 

Et puis, on a mis les « Voiles » sur la Californie avec Granville. Le jeune groupe normand à la pop inspirée des sixties est le fruit de la rencontre de Sofian (guitare), Arthur (batterie) et de Melissa (chant). Granville est à l’origine d’une pop surf dont les chansons Polaroid évoquent Jersey ou encore Hawaï. Un air de vacances bienvenu aux influences de yéyé hexagonal (France Galle, Françoise Hardy) et de pop garage américaine (Best Coast, Tennis), le tout sur un mode  très dansant.

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