Rock en Seine, ça va être chaud bouillant !


Iggypop1Rock en Seine 2016 par Victor Hache. Des températures caniculaires, des dizaines d’artistes à découvrir et Iggy Pop en tête d’affiche… Le festival qui ouvre ce vendredi au domaine de Saint-Cloud attend plus de 100 000 personnes.

Cinq scènes, 70 artistes, dont 35 ont tout juste un premier album. Une fois encore, Rock en Seine va permettre de faire le plein de musique pour mieux aborder la rentrée.

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Événement dans l’événement, la 14e édition verra Iggy Pop, l’un des derniers mythes rock vivants après la mort de David Bowie, s’y produire dimanche. L’Iguane (69 ans), qui n’avait jamais joué à Rock en Seine, profitera de son passage sur la grande scène (19 h 45) pour interpréter son dernier album, Post Pop Depression, porté par les excellents morceaux Sunday, Gardenia ou encore Break Into Your Heart : « Pas mal de mecs de mon âge ne se remettent plus en cause, sourit l’auteur des tubes I Wanna Be Your Dog et Search and Destroy, parce qu’une fois qu’on devient une légende, on n’a pas envie que les gens vous lancent des défis. » Lui adore se mettre en danger. Résultat, son 17e album est un bijou pop-rock à l’énergie brute dont les influences s’enracinent du côté de Détroit, Palm Desert et de Berlin où se mêlent la voix rocailleuse d’Iggy et les riffs de guitare du musicien américain Josh Homme, membre fondateur du groupe Queens of The Stone Age, producteur de l’opus, et le tempo du batteur Matt Helders, des Arctic Monkeys.

Aux côtés des groupes phares (Massiv Attack, Sigur Ros, Foals, The Last Shadows Puppets, Birdy Nam Nam…), il y aura des dizaines d’artistes à suivre. À l’image du songwritter à la voix de lover Theo Lawrence, qui jouera dans le cadre du dispositif « Avant-Seine », Grand Blanc, Casseurs Flowters, le chanteur O (projet du multi-instrumentiste Olivier Marguerit) ou l’Américain Anderson Paak et son rap SoCal (South California), que l’on considère déjà comme le nouveau Prince et dont la funk-soul devrait mettre le feu à la scène de la Cascade (vendredi 17 h 50). À voir aussi le concert de La Femme (scène de la Cascade samedi 19 h 45), qui en 2013 avait bousculé le paysage de la pop hexagonale avec son premier album, Psycho Tropical Berlin, couronné d’une victoire de la musique. Une occasion de découvrir le second album du groupe, Mystère (Barclay, sortie 2 septembre), dont le spectre musical s’élargit avec des chansons d’une enthousiasmante fraîcheur pop.

La billetterie représente 70 % des recettes

On dansera également sur l’électro pop vitaminée et pleine d’humour des Naive New Beaters, qui ont enflammé tous les festivals cet été grâce aux chansons de leur nouvel album, À la folie (Capitol), avec Izia en invitée sur le tonique Heal Tomorrow. Autre moment de découverte, le concert d’Adrien Soleiman. Le trentenaire parisien jouera sur la scène de l’Industrie vendredi (17 h 5), où il présentera son premier album, Brille (Tôt ou Tard). Un disque à la pop élégante et rêveuse dont l’héritage musical se situe entre l’écriture poétique de Bashung, de Christophe et les ambiances synthétiques et organiques de Radiohead ou de Metronomy.

Autant dire trois jours qui s’annoncent très chauds avec plus de 100 000 personnes attendues et des températures caniculaires ! Un festival dont la billetterie représente 70 % des recettes, qui cette année doit faire face à une baisse de ses subventions (600 000 euros contre 655 000 l’an dernier) depuis l’arrivée en décembre de Valérie Pécresse à la tête de la région Île-de-France. « Ce n’est jamais une bonne nouvelle », a précisé sur Europe 1 le directeur de Rock en Seine, François Missonnier, mais, selon lui, pas de quoi remettre « en cause les fondamentaux du partenariat entre la région et le festival ». Et d’ajouter : « On va avoir plus de temps à l’automne pour travailler ensemble aux objectifs de chacun et s’assurer que la région soit toujours à nos côtés. » À suivre…

Rock en Seine, 26, 27, 28 août, au domaine national de Saint-Cloud (92). Infos : http://www.rockenseine.com

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