Francofolies : Saez a scotché le public de La Rochelle


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Le chanteur a donné un concert à vif aux Francos aux paroles coup de poing contre le système.

Saez ne laissera jamais indifférent. C’est la marque des grands artistes. Le 14 juillet, sur la scène Saint-Jean d’Acre, le chanteur a littéralement scotché les Francofolies de La Rochelle donnant un concert très intense, à la fois lyrique et rock d’une grande puissance, accompagné de nombreux riffs de guitares. Un spectacle aux paroles coup de poing, dans des accents à la Léo Ferré, dont on célèbre le 20ème anniversaire de la mort, où il a dénoncé le système, s’en prenant aux institutions, au ministère de la culture, à l’industrie du disque, au cinéma financé par la télé, au fric etc…

Une poésie à vif que l’on retrouve dans son album Miami sorti au printemps. Damien Saez n’accorde que très rarement des interviews. Nous avions eu la chance de le rencontrer cet hiver dans un studio d’enregistrement à Paris où il préparait son disque.

Voici un extrait de cet entretien réalisé par les jeunes correspondants de l’Humanité paru en février dans nos colonnes :

Pourriez-vous nous parler de votre nouvel album, Miami ?

Damien Saez. J’ai commencé à travailler Miami pratiquement en même temps que l’album J’accuse (en 2009 – NDLR). J’ai voulu séparer les deux parce que la forme était différente. Les titres qui se développaient sur Miami avaient une entité à part entière. Puis ce travail s’est élargi et, finalement, Messina est revenu un peu à la charge donc j’ai préféré sortir Messina (septembre 2012) d’abord, et Miami ensuite. J’accuse et Miami ont peut-être un côté plus juvénile, comparés à Messina, qui a quelque chose d’un peu plus adulte.

Quels sont les thèmes que vous avez voulu aborder ?

Damien Saez. On va dire que Miami est assez sexuel. Il n’y a pas trop de pathos. Il parle plus au corps qu’à la tête.

D’autres sujets seront-ils traités dans ce nouvel album ?

Damien Saez. Oui, quand même. C’est compliqué pour moi de répondre parce que je ne suis pas bon en ­explication de texte. Cet album, il a la force du chewing-gum. Si je le compare à celui d’avant (Messina), c’est comme aller au McDo après avoir fait un pot-au-feu chez soi.

On n’est pas sur le même registre. On ne parle pas de la même chose. C’est la différence qu’il peut y avoir entre un bon vin et un Coca. Ça ne veut pas dire que ce n’est pas bien, c’est juste différent, américain…

L’intégralité de l’entretien ici: http://www.humanite.fr/culture/damien-saez-le-mot-artiste-est-un-mot-qui-m-enerve-515511

 

Lire l’entretien avec Gérard Pont, le patron des Francofolies, sur l’avenir du festival ici: http://www.humanite.fr/culture/il-faut-preparer-les-dix-ans-venir-545816
Site des Francofolies: http://www.francofolies.fr/

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