Yodelice, carrément rock et très seventies


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Trois ans après Cardioïd, le chanteur part en tournée. A la Cigale à Paris jusqu’à ce soir où il présente son nouvel album, Square Eyes, il sera également sur la scène du Zénith en novembre.

Plus ça va, plus Yodelice habite son personnage. Maxime Nucci s’est inventé un double artistique baptisé Yodelice. Né d’un monde imaginaire inspiré des univers de Tim Burton et Jim Jarmush, il lui a permis de sortir des studios d’enregistrement où il a fait ses armes en tant que réalisateur d’albums. : « Yodelice, c’est ma proposition artistique, confie-t-il. Pendant des années, j’ai travaillé au service de projets d’autres artistes ou de maisons de disques. Avec Yodelice sont nées des chansons que j’estimais ne pas pouvoir donner à quelqu’un d’autre. Et je voulais monter sur scène car jusqu’ici j’étais un peu un rat de laboratoire dans les studios d’enregistrement. »
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S’il a longtemps écrit et composé pour les autres (L5, groupe de l’émission Popstars de M6, Jennifer ou encore Johnny pour l’album Jamais seul), il a rapidement ressenti le désir de s’émanciper du milieu de la variété pour se lancer dans une carrière solo afin de faire vivre son univers personnel. Ainsi est né son premier album en 2009, Tree of Life, porté par le single à succès Sunday with a Flu, lequel lui a valu une nomination au prix Constantin et une victoire de la musique en 2010.

Inscrit dans une même veine folk, Cardioïd, son second album, lui donna l’occasion de populariser Yodelice, personnage scénique affublé d’un chapeau melon flanqué d’une plume et chantant en anglais : « Mes chansons racontent l’histoire d’un homme en quête d’identité, dit-il. C’est le propos de Yodelice depuis les premiers disques. »

Après les expériences folks des deux précédents opus, il rêvait d’un son plus urbain, un univers électrique qui forme la matière de son nouvel album, Square Eyes : « Mes premiers albums m’inspiraient des images de désert du Nevada, quelque chose de californien, de grands espaces. Je trouve que celui-ci a un côté géométrique et graphique. » Square Eyes ? « C’est une expression américaine de mamans qui disent souvent à leurs enfants : “si tu regardes trop la télé, tu vas finir avec des yeux carrés”. Ça m’a amusé et j’ai tout de suite visualisé des petits bonshommes aux yeux carrés. Une image très graphique qui correspondait bien à l’esprit de mon album ». Un disque plus rock à l’énergie anglo-saxonne inspirée des seventies, à l’image du dansant single Fade Away : « J’adore cette époque. Led Zeppelin, Pink Floyd, Jimi Hendrix, The Doors pour la pop-rock ou, dans le funk ou l’afrobeat, des groupes comme Graham Central Station ou encore Herbie Hancock ont influencé ma culture musicale. C’était une période fantastique où il y avait une liberté artistique sans la notion de format de la musique comme aujourd’hui. En tant que musicien, ce serait prétentieux de me comparer à ces groupes, mais j’essaie de faire de la musique comme ils essayaient d’en faire à cette époque-là, le LSD en moins, peut-être ! (rires). »

Album Square Eyes chez Mercury. Tournée à partir du 17 janvier, dont La Cigale (20 au 22 janvier) et le Zénith de Paris à l’automne, le 14 novembre.

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