Ayo, belle nomade à l’âme reggae-folk-soul


Ayo2Nouvel album de Ayo  par Victor Hache. De passage à Paris, la chanteuse nous parle de son nouvel album. Un disque porté par les titres Paname et I’m a Fool qu’elle s’apprête à dévoiler au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris du 24 au 28 octobre.

 

Née à Cologne en 1980 d’un père nigérian et d’une mère d’origine tzigane roumaine, Ayo a l’âme nomade. « Je suis une vraie gitane », chante-t-elle dans son dernier clip, Paname, où elle danse sur les toits de Paris sur fond de Sacré-Cœur. Elle a vécu à Hambourg, où elle a écrit ses premières mélodies, à Londres et à Paris, en 2000, où sa carrière s’est envolée : « Mes chansons ont appris à marcher à Paris », confie la chanteuse, qui a longtemps habité dans le quartier des Halles, se produisant dans de petites salles à ses débuts. Elle a connu le succès avec son premier album, Joyful (double disque de platine) et le tube Down on my Knees. Il y eut aussi Gravity at Last, et son single Slow Slow (Run Run), où elle parlait d’amour, mais aussi de politique et de corruption, puis Billie-Eve. Et aussi Ticket to the World, quatrième album, où soufflait un vent de liberté à travers la musique, qu’elle a toujours considérée comme un passeport pour le monde.

« J’avais envie de faire de manière instinctive ce que je ressentais »

Ayo revient aujourd’hui avec un disque éponyme, porté par le titre I’m a Fool, aux chaudes et douces ambiances reggae-folk-soul, et majoritairement chanté en anglais : « Il y a toutes les émotions, des chansons joyeuses et d’autres plus mélancoliques, dit-elle. Je parle de tout ce qui me touche. J’avais juste envie de faire de manière instinctive ce que je ressentais. »

Un album qu’elle a composé chez elle, à Brooklyn, New York, où elle s’est installée : « Je préfère vivre là qu’à Manhattan, où tout va trop vite. C’est aéré, familial. Il y a une culture du street art et beaucoup d’espaces verts. Il y a un esprit un peu hippie dans des styles très différents, hip-hop, rock, pop, que j’aime bien. Les gens sont très ouverts. » Lui arrive-t-il de regretter l’Europe et Paris, où tout a commencé pour elle ? « New York, ça ne représente pas l’Amérique, tellement le mode de vie y est européen. Mais c’est vrai que Paris me manque. C’est ma mémoire. Tout ce que j’ai vécu ici en tant qu’artiste est incroyable. »

Son nouvel opus est comme une renaissance

Onze ans après ses débuts et de nombreux concerts à travers le monde, Ayo a su garder sa simplicité grâce à un regard lucide sur la vie : « Je suis quelqu’un d’humble, avoue-elle. Quand on est trop sûr de soi, c’est là que tout risque de se finir. La seule chose dont je suis certaine, c’est l’amour que je porte à mes enfants. Je sais que ça durera toujours. Je ne peux pas dire ça pour le reste, même pour la musique. On ne sait jamais ce qui peut arriver. » Après dix ans sous contrat chez Universal Music, la chanteuse a quitté la major afin de s’accorder une pause et de prendre du recul par rapport à tout ce qu’elle avait vécu jusqu’ici. Une période d’espoir et de doute qu’elle évoque dans la chanson I Pray, écrite sur son piano : « Je n’avais plus de maison de disques et je ne savais pas ce qui allait se passer. Allais-je continuer à exister comme artiste ? Dans cette chanson, je parle de la peur que je ressens. »

Paru sur le label indépendant Believe, son nouvel opus est comme une renaissance pour Ayo, qui s’apprête maintenant à partager ses chansons sur scène, « où s’exprime la vérité des sentiments ». Comme on le verra au Théâtre des Bouffes du Nord, où elle va se produire pour la première fois : « Un endroit magique. J’ai hâte d’y jouer et, en même temps, je me sens intimidée tellement cette salle est chargée d’histoire. Même vide, ce théâtre est rempli d’une âme incroyable. »

Album Ayo chez Believe. Du 24 au 28 octobre au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e. Tél. : 01 46 07 34 50.
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Rencontre avec Flavia Coelho, l’astre solaire du Brésil

En passant


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Par Victor Hache. Trois ans après «Bossa Muffin», la jeune chanteuse brésilienne revient avec le dansant et festif album « Mundo Meu ». Nous en avons parlé avec elle à l’occasion de sa tournée en France qui passera par l’Olympia en octobre.

Flavia Coelho c’est d’abord du bonheur sur scène et une grosse dose de joie et de musique solaire qu’elle adore partager avec son public. La jeune chanteuse brésilienne originaire de Rio, revient avec Mundo Meu. Un album très réussi où se croisent les ambiances de forro, samba, boléro, ou les rythmes inspirés de musiques d’Europe de l’Est. Une joyeuse fusion à l’âme carioca parcourue par un flow teinté d’afrobeat et de hip-hop qui nous parle de l’histoire du Brésil.

 Vous avez commencé votre carrière très jeune. Qu’est-ce qui vous  a poussé à vous lancer dans la musique ?

Flavia Coelho : Je suis montée sur scène à l’âge de 14 ans. C’était  à Rio. J’ai commencé à chanter, comme ça, à la maison, car au Brésil tout le monde chante et fait un peu de musique. J’ai répondu à l’annonce d’un journal pour un casting. C’est un groupe qui s’appelait Les Célibataires. Ils ont vu combien j’avais envie de participer, m’ont pris sous leurs ailes et ça a démarré très vite. Après, j’ai fait partie de pas mal de groupes. J’ai appris la musique, comme ça, sur le tas. Ça a duré jusqu’en 2006  au moment où je me suis installée en France.

Pourquoi avoir voulu quitter le Brésil ?

Flavia Coelho : J’avais commencé à chanter super tôt, j’ai voyagé dans différents styles de musiques différentes. J’avais 26 ans et l’envie de m’épanouir en tant que femme. Il fallait que je parte de mon pays pour découvrir d’autres choses. J’avais besoin de me mettre un peu en danger. A mon arrivée  en France, je ne parlais pas la langue, un cousin lointain m’a hébergé le premier mois et l’aventure a commencé. J’étais venue en France une première fois en 2002, en tournée avec un groupe, j’ai eu un coup de cœur pour Paris. Pas seulement pour son côté historique, étant très  fan de l’histoire de France, mais aussi à cause de la quantité de musiciens, les clubs, les mélanges musicaux. Cela m’a permis de rencontrer des Sénégalais, des Maliens, des Congolais, des Camerounais, des Serbes, des Croates…Tout cela mélangé dans la musique brésilienne, du jazz, du blues. Ces univers m’ont enchantée et j’ai pensé que si un jour je faisais un album, il viendrait de cette ville et de tous ces musiciens. Pour moi, ces ambiances musicales, ça été la redécouverte de la musique de mon pays. Au Brésil, on écoute tellement de la musique de chez nous, qu’on n’essaie pas de chercher ailleurs d’autres styles.  

Votre nouvel album Mundo Meu est imprégné de toutes sortes de couleurs musicales. Comment définiriez-vous son univers?

Flavia Coelho : Je le vis comme un album brésilien, en fait. Nous, cela fait longtemps qu’on se mélange, qu’on fait des folies en mêlant le hip-hop, le reggae, la salsa, le calypso. Souvent, tout ce que les gens connaissent de la musique brésilienne, ce sont les grands maîtres, Chico Buarque, Caetano Veloso, etc… Moi, j’ai voulu faire ma musique en mélangeant différentes sonorités en chantant dans ma langue, qui est mon drapeau le plus important. Dans mon premier album en 2011  (« Bossa Muffin»), j’étais dans la découverte des sonorités africaines, des sons latinos. Cela  correspondait au chemin vers lequel je  voulais aller pour mon deuxième album. J’essaie de toucher à tous les styles, rap, reggae, ambiances balkaniques, brésiliennes…

Ses sonorités sont parfois très urbaines….

Flavia Coelho : Je suis née à Rio de Janeiro et j’ai grandi dans un quartier simple, parfois un peu difficile, j’ai de la famille dans les favelas. Aujourd’hui mon père vit en banlieue dans un lieu cool, mais on a vécu dans des endroits durs. Je voulais que la couleur de l’album soit un peu plus «street». Il est plus tourné vers l’histoire du Brésil, la rue, le  ghetto, les gens, les paysans.

Il va y avoir bientôt la Coupe du monde de football. Comment vous apparaît le Brésil d’aujourd’hui ?
Flavia Coelho : En ce moment, la situation est compliquée  parce ce qu’ils ont fait ce qu’on appelle  «le nettoyage». On a  obligé les gens  de certains quartiers à déménager pour pouvoir construire des installations sportives et j’espère qu’ils vont bien les reloger. Le Brésil a beaucoup changé. C’est devenu un pays  riche grâce aux brésiliens qui travaillent comme des fous depuis trente ans. Pour moi, ce n’est pas  surprenant que le pays soit devenu ce qu’il est. Je ne suis plus à Rio depuis 2006, mais je suis au courant de ce qui se passe. Les gens sont assez partagés par rapport à la coupe du monde de foot, un peu comme moi. Je suis heureuse de la construction des stades, des diverses infrastructures parce ce que ce sont des installations dont va pouvoir se servir la communauté par la suite. On avait eu un avant-goût de cela avec les Jeux panaméricains, donc ça va développer le sport. Si j’essaie de voir du positif dans cet événement sportif mondial, je pense d’abord à la communauté, aux travaux publics pour les gens. C’est bien, mais le Brésil a besoin aussi d’autres choses, d’écoles, d’un bon système judiciaire, de la  santé…  

Vous êtes de plus en plus reconnue en tant que chanteuse et musicienne au style unique et original. Heureuse de votre parcours?

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Flavia Coelho : Très ! J’ai démarré de zéro quand je suis arrivée ici. Au Brésil, j’avais déjà ma vie, mon appart, mon chien, ma petite voiture, mon boulot, tout allait bien ! (rires). Et du jour au lendemain, je suis partie avec 200 euros en poche, un sac à dos, une petite veste avec le but de faire un album. Je ne jouais pas de guitare, je n’avais jamais écrit de morceaux, ni paroles, ni chanson. Le temps a passé très vite, aujourd’hui, je me produis un peu partout. Je suis merveilleusement bien accueillie dans les festivals par les gens  qui sont contents de voir mon évolution. Je suis  reconnaissante de tout cela, cela me rend heureuse !

Album Mundo Meu chez Discograph. Tournée en France jusqu’au 7 novembre. Concert, le 17  octobre à l’Olympia. 

Winston Mc Anuff et Fixi, un nouveau jour pour le reggae (A New Day)


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Le chanteur jamaïquain et le pianiste accordéoniste parisien viennent de se produire au Printemps de Bourges à l’occasion d’un plateau rasta très groovy au W, 
aux côtés de Naâman, Taïro, Danakil, Alborosie et Biga Ranx.

Un piano, un accordéon, une voix envoûtante… il suffit parfois de peu de chose pour qu’un climat s’installe. Un univers venu de loin qui mêle des ambiances inspirées des musiques de la Jamaïque ou de La Réunion, imaginé par deux amoureux fous de sonorités voyageuses. Winston McAnuff, le chanteur, et Fixi, compositeur pianiste et accordéoniste, se sont rencontrés en 2007, lors de leur premier album, Paris Rockin’, aux côtés du groupe parisien Java. Un disque qui connut immédiatement un beau succès et les encouragea à poursuivre leur route ensemble et à sortir à l’automne l’excellent album A New Day.

« C’est une chanson de partage et de générosité »

Fils de pasteur jamaïquain, Winston est à l’origine d’un chant dont la culture reggae prend ses racines du côté de Kingston. Fixi, lui, a convoqué l’esprit de Paname avec un rock-musette très groovy. Un mélange apparemment improbable, sauf pour Fixi qui adore croiser et fusionner les genres : « Winston et moi avons des cultures différentes en nous, mais aussi des points communs, comme les rencontres, le voyage, le goût du risque. Nous sommes un peu des chercheurs ! (rires). » Il y a bien sûr les sensibilités de chacun qu’ils ont réussi à conjuguer dans l’album A New Day, porté par le titre fédérateur aux sentiments humanistes Garden of Love : « Pour moi, c’est un peu dire que l’amour peut arriver dans n’importe quel endroit du monde, à n’importe quel moment, confie Winston. C’est une chanson de partage et de générosité. » Tous les deux partagent les mêmes valeurs d’une musique sans frontière. Un style crossover et dansant très réussi : « Notre univers est influencé par différents styles qu’on a digérés, dit Fixi, en provenance de la Jamaïque et de La Réunion, où nous sommes allés tous les deux. Il y a aussi de l’afrobeat. Un mélange de plein de sonorités qui nous excitaient et qu’on a transformées à notre sauce. »

Un répertoire dont les chaudes ambiances reposent sur l’utilisation des claviers et en particulier de l’accordéon joué par Fixi de façon moderne : « J’essaie de dépasser le côté traditionnel. C’est un instrument expressif que l’on peut détourner comme une guitare électrique. J’utilise certains effets pour lui donner une autre dimension, le transformer, lui faire mal. Il aime ça ! (rires). » Fixi a d’abord appris à jouer de la batterie, puis du piano et du trombone, avant de tomber amoureux de l’accordéon : « C’est un instrument que j’ai commencé à pratiquer sur le tard, à la suite d’une réflexion sur la musique française, son identité. On croit souvent qu’on ne le pratique qu’ici, alors qu’on en joue dans le monde entier. » Et Fixi d’ajouter : « C’est un peu comme notre rapport à l’immigration, la différence, l’ouverture, le mélange. Je trouvais intéressant d’utiliser cet instrument par essence voyageur, pour l’amener un peu plus vers d’autres territoires. »

Le territoire d’A New Day a des allures de grand jardin jamaïquain traversé par la soul et le gospel, où la voix de Winston McAnuff s’exprime en beauté pour mieux faire voyager l’imaginaire : « Parfois les chansons ont un message souligne-t-il, comme dans Garden of Love. Cela ne vient pas vraiment de soi, de l’interprète, mais d’ailleurs. On devient comme un médium, en tant que chanteur ou musicien. » Une rêverie qui a quelque chose de magique et de mystérieux, qui anime Winston depuis toujours. Fixi et lui considèrent que la musique a des vertus thérapeutiques : « C’est mieux que la médecine ! sourit Winston. Souvent après les concerts, les gens nous disent que notre musique leur fait du bien, qu’ils se sentent mieux. Ça leur permet de se vider l’esprit et d’accéder à autre chose. » A New Day aborde différents thèmes, comme l’amour, la joie d’être ensemble ou la résistance au système. À l’image des titres One Two Three ou encore d’Economical Crisis : « Le titre de l’album, A New Day, fait écho à une volonté de sortir du désespoir pour arriver à bouger. Quelle que soit la situation, même si elle est mauvaise, on peut changer les choses. » Un regard conscient et positif sur la vie, comme le laisse entendre la chanson I Am a Rebel : « Elle dit qu’il faut se battre pour parvenir à être soi-même et accomplir sa destinée », raconte Winston McAnuff.

Une philosophie rasta teintée de « spirit rural », qui va bien aux deux musiciens qui se produits sous le chapiteau W (le 25 avril) , accompagnés du beatboxer Marcus : « On n’a pas voulu de batterie ni de grosses basses comme ça se fait souvent, précise Fixi. C’est une manière de se mettre en danger, de garder un esprit authentique, en laissant de l’espace à la voix de Winston. »

Album A New Day/ Wagram music. Tournée jusqu’au 3 novembre.
Site: https://www.facebook.com/winstonmcanuff

Patrice, fils du soleil, célèbre le «sweggae music» au lever du jour


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Pour accompagner le lancement de son nouvel album, The Rising of the Son, le chanteur a donné cet été une série de concerts acoustiques dans plusieurs villes très tôt le matin, pour mieux évoquer l’idée de renaissance.

Qui l’eût cru ? Il y a des artistes qui aiment se lever tôt ! C’est le cas de Patrice qui adore se produire aux aurores : « Pourquoi ne pas changer tout et remettre en question la manière dont on fait les choses ? confie le chanteur. Le matin, les gens ont un esprit superpositif. On est comme des enfants parce qu’il y a quelque chose de nouveau qui nous attend. » À l’occasion du lancement de son nouvel album The Rising of the Son, il a donné cet été, très tôt le matin, quelques concerts acoustiques dans plusieurs villes (Lyon, Strasbourg, Berlin, Cologne, Arcachon…), accompagné d’une simple guitare.

 

Lundi, c’est à Paris, sur les marches du Sacré-Cœur, qu’il a chanté à l’aube, devant un parterre de 1 000 personnes qui avaient fait le déplacement pour l’écouter, en regardant le soleil se lever sur la capitale. « C’est juste pour célébrer le dieu soleil, sourit-il. Quand on se lève tôt, on a toute la journée devant nous. On peut tout faire et même changer le monde ! »

The Rising of the Son est un disque dans lequel il évoque l’idée de renaissance : « Chaque jour, c’est comme une nouvelle façon de voir la vie. C’est un peu comme la naissance d’un enfant, une lumière, une nouvelle conscience. » Pour Patrice, chanter en étant au plus près de son public, c’est une manière de partager et d’échanger encore plus. Une relation basée sur la recherche de l’authenticité à laquelle il tient beaucoup : « Dans un monde où tout va vite, c’est important de pouvoir voir quelqu’un dans toute sa vérité, sa sincérité. Je fais aussi des concerts devant des milliers de gens. C’est une autre émotion, mais ce n’est pas aussi spécial qu’un concert acoustique au lever du jour. Il y a des gens que j’adore comme Stevie Wonder ou Bob Dylan. Si c’était possible, j’aimerais les voir de cette façon, proches, sans micro, sans artifice. Pour moi, c’est la meilleure façon de voir un artiste. »

Né près de Cologne, d’une mère allemande et d’un père sierra-léonais, Patrice Bart-Williams est au croisement d’un métissage musical, où se mêlent reggae, dub, hip-hop, électro, soul et pop, qui traduit son appartenance afro-européenne. « Ma culture est métissée, dit-il. Avant, les frontières musicales étaient bien définies. Aujourd’hui, tous les styles se mélangent. Mon album, c’est un best of de tout ce que j’aime. » Il a inventé un mot pour définir son univers, le « sweggae music », qui fait écho à la mixité culturelle de l’époque alliée à une cool attitude. Résultat, un album très groovy, comprenant de nombreux invités (Busy Signal, Cody Chesnutt, Selah Sue, Don Corleon, Ikaya), porté par des titres qui connaissent déjà un beau succès en radio. À l’image du dansant Cry Cry Cry ou encore de Alive et Boxes.

 The Rising of the Son. Because music.

Patrice à Rock en Seine 2013

Sierra Leone au cœur 

Pour Patrice, son album est aussi un retour vers le père, écrivain sierra-léonais engagé, réalisateur de films, décédé lorsqu’il avait douze ans. « Il m’a beaucoup inspiré » dit-il. Il garde des liens avec la Sierra Leone, pays d’Afrique de l’Ouest dont il est originaire et où il se rend souvent. « J’y ai donné un concert, lors d’un hommage à mon père. J’ai fait des ateliers dans une école musicale et tourné un court métrage avec des jeunes. Je garde ce pays dans mon cœur. »