Stromae triomphe aux Victoires de la musique avec Vanessa Paradis, sur fond de lutte des intermittents du spectacle


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Lors de la 29ème édition des Victoires de la musique vendredi au Zénith, le chanteur belge a été sacré artiste masculin de l’année et la chanteuse meilleure artiste féminine. Virginie Guilhaume la présentatrice a fait écho à la lutte des intermittents en lisant un message au nom de toute la profession qui demande au «gouvernement de ne pas casser la création artistique et culturelle» et appelle à une manifestation le 27 février pour «dénoncer le coup de force du Medef» contre leur régime spécifique d’assurance-chômage.

Plus de trois heures de cérémonie! La soirée des Victoires de la musique (à revoir ici) a été, comme d’habitude, d’une longueur interminable. La 29ème édition des Victoires qui se sont déroulées vendredi soir au Zénith, retransmise en direct sur France 2, n’a offert aucun suspense. Sans surprise, Stromae  nommé dans six catégories, a été le champion de la soirée avec trois trophées, le chanteur belge ayant remporté la Victoire de l’artiste masculin, celle du meilleur album de chanson (Racine Carrée vendu à plus d’1,5 million d’exemplaires) celle du vidéo-clip pour «Formidable».

A lire: Stromae, le coup de maître d »un chanteur « Formidable »

Un peu éclipsée par le triomphe de Stromae, Vanessa Paradis a été couronnée de la Victoire de l’artiste féminine de l’année, pour la troisième fois de sa carrière. Les organisateurs des Victoires avaient voulu mêler artistes populaires et découvertes. Côté prestation live, on a vu se produire Christophe Maé, Zaz, repartis bredouilles ainsi qu’Etienne Daho à l’origine d’une interprétation très émouvante de La Peau dure extraite de son dernier album Les chansons de l’Innocence retrouvée.


Un hommage a également été rendu  à un autre chanteur belge, Salvatore Adamo à qui a été remis une Victoire d’Honneur pour ses cinquante ans de carrière. L’occasion de réentendre l’un de ses grands classiques Laisse mes mains sur tes hanches en duo avec Julien Doré, lequel a été l’un des rares à réveiller les Victoires grâce à  son interprétation du dansant Paris-Seychelles tiré de son dernier album «Love».

Pour les jeunes talents, il a fallu attendre la  deuxième partie de soirée. Le groupe La Femme a remporté la Victoire de l’album révélation,Woodkid celle de l’album révélation scène, Kavinsky, l’album de musiques électroniques et 1995, l’album de musiques urbaines.

Tandis que le trompettiste d’origine  libanaise Ibrahim Maalouf a logiquement été couronné du meilleur album de musiques du monde (Illusions)


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Côté performance, on retiendra la prestation très classieuse de la chanteuse Christine and the Queens, qui a scotché le public en interprétant un titre de son EP Nuit 17 à 52. Joli prélude à la sortie du premier album de l’artiste nantaise prévu au printemps chez Because music.

L’appel des intermittents

Enfin parmi les moments forts, les Victoires ont mis en lumière la lutte des intermittents du spectacle. La présentatrice de l’émission, Virginie Guilhaume a ainsi rappelé qu’ils étaient 400 à rendre la soirée possible. A travers la lecture d’un message, elle s’est fait la porte-parole de la profession, dénonçant «l’attaque sans précédent» menée contre les intermittents par le Medef, qui la veille a proposé de supprimer leur régime spécifique d’indemnisation d’assurance chômage. L’animatrice a parlé au nom de «tous» les intermittents «puisqu’on l’est tous ici» a-t-elle lancé : «Aujourd’hui, bon nombre d’entre nous peinent à vivre de leur art et de leur métier. Et c’est parce que nous avons des droits sociaux que chaque jour, sur tous les territoires, nous pouvons rencontrer tous les publics, dans toutes les salles de spectacle, des plus petites aux plus grandes. Que serait demain une société sans artistes, sans techniciens, sans musique, sans théâtre, sans cinéma (…) Le gouvernement ne peut pas laisser casser la création artistique et culturelle. Aidez-nous à donner un avenir à l’art et à la création».
VirginieGuilhaume

Et l’animatrice d’ajouter : «Sachez que le 27 février prochain, nous manifesterons tous ensemble contre ce coup de force».  Rendez-vous est pris!

  • A lire aussi:

Lundi 17 février à Paris: assemblée générale unitaire des intermittents

Ils ont marché pour la culture à Paris, Nantes, Marseille, Lille…

 

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Étienne Daho retrouve les chemins de l’innocence


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Six ans après l’Invitation, le chanteur revient avec les Chansons de l’innocence retrouvée. Sublime album aux ambiances pop et symphoniques enregistré à Londres, avec la participation de Nile Rodgers et Debbie Harry. 

«C’était l’été ou presque», se souvient Étienne Daho dans un texte écrit par lui pour le livret de son nouvel opus. Allongé dans l’herbe fraîche du côté de Montmartre, il regarde le ciel et se met à rêver à son futur album. Les images défilent: Rome, Camus, Londres, Soho, il imagine déjà les mélodies qui accompagneront les Chansons de l’innocence retrouvée. Daho se remémore les prémices de création d’une aventure qui prendra corps avec quelques amis complices, dont Jean-Louis Piérot, coréalisateur de l’album avec Richard Woodcraft. Un disque en partie enregistré dans les mythiques studios Abbey Road, à Londres, où le chanteur se revoit écrire «au petit matin lorsque les idées sont claires ».

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C’était l’été ou presque. Daho, marchant dans les parcs de la capitale anglaise, pense aux arrangements des onze futures chansons. Pour la pochette, le choix est fait, ce sera la photo prise par Richard Dumas à Ibiza, visuel qui depuis n’a pas manqué de créer le buzz, où Daho pose aux côtés de Salomé, jeune femme à demi-nue, «mi-Vénus, mi Joconde», dit-il : «Elle symbolise à elle seule tous les personnages des chansons de l’album.»
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Tout allait bien jusqu’à cette péritonite survenue au cœur du mois d’août dernier. Complication, opération, Daho décide avec sa maison de disques de retarder la sortie de son album à mi-novembre. Fatigué, amaigri, le chanteur suit une stricte convalescence imposée par les médecins et se voit obligé de repousser sa tournée, initialement prévue en février, à début juillet où il sera à la Cité de la musique et à la salle Pleyel avant l’Olympia à l’automne 2014.

La vie est un cadeau

Il va mieux aujourd’hui, pas encore tout à fait remis, mais le moral est au beau fixe. Comme si le fait d’avoir failli «passer de l’autre côté» lui avait fait prendre conscience que la vie est un cadeau. À cinquante-sept ans, il revient avec un disque magnifiquement produit offrant un souffle et un son ample dû à la présence d’un grand orchestre. La voix, chaude, les textes ciselés, les cordes… tout est beau dans ce nouveau Daho, élégant et sensible. Six ans après l’Invitation, il rêvait d’un disque groovy, aux ambiances symphoniques, pop ou dance. L’expérience et le succès duCondamné à mort, de Jean Genet, interprété avec Jeanne Moreau, semblent lui avoir donné des ailes et une approche plus littéraire encore de son univers.

Le titre générique fait ainsi référence aux Chansons de l’innocence et de l’expérience du poète préromantique anglais William Blake. Innocence traversée par les « larmes de l’enfance » dans l’émouvante Peau dure.


Si les fêlures et les déchirures affleurent, jamais il ne sombre dans la tristesse, guidé par la mélancolie et une indispensable légèreté sans laquelle la vie ne serait qu’un fardeau. Moment d’émotion encore, L’homme qui marche est un des bijoux de l’album. Parmi les autres pépites, on trouve le Baiser du destinle Malentendu, Onze Mille Vierges, En surface, écrit par Dominique A (en duo dans la version Deluxe), les Torrents défendus avec le guitariste Nile Rodgers ou encorel’Étrangère avec Debbie Harry, chanteuse du groupe Blondie. Un registre qui explore en beauté les territoires de l’intime. Un sans-faute pour Étienne Daho. Son plus bel album.

  • Tournée d’Etienne Daho:

Album les Chansons de l’innocence retrouvée chez Polydor.

Concerts 1er 
et 5 juillet à la Cité de la musique, Paris 19e, et 8 juillet salle Pleyel, 
dans le cadre du festival Days Off. Olympia du 4 au 6 novembre.

A lire aussi: Etienne Daho « Être artiste, c’est mettre des mots sur les maux »

 

Etienne Daho reporte la sortie de son nouvel album après une péritonite


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Récemment opéré d’une péritonite, Etienne Daho a décidé de décaler la sortie de son très attendu nouvel album «Les chansons de l’innocence retrouvée » à mi-novembre.

Sur sa page Facebook, le chanteur âgé de 57 ans, a expliqué avoir décidé de se faire opérer cet été après « quelques légères alertes » de crises d’appendicite : « cette opération bénigne s’est  malheureusement  transformée en péritonite compliquée, 5 heures sur le billard et pas loin de passer de l’autre côté. Effrayant » écrit-il, ajoutant  « Trois semaines de soins intensifs plus tard, je suis assigné à une stricte convalescence de deux mois, ce qui oblige Polydor a retarder la sortie de l’album au 18 novembre ». 

Le chanteur devrait normalement revenir sur scène début 2014 avec notamment trois concerts à la Cité de la musique à Paris les 14,15 et 18 février et à la Salle Pleyel le 22 février