Marie-Galante, Terre de Blues et de traditions


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Maceo Parker

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Konshens

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Le public de Terre de Blues

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Ladell McLin

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Israel Vibration

Festival Terre de Blues 2016 par Victor Hache. Le 17ème festival Terre de Blues qui vient de s’achever à Marie-Galante (Guadeloupe) a su une fois encore mettre en valeur la musique afro-américano-caribéenne avec les concerts notamment de Maceo Parker, d’Israel Vibration, de Konshens et de Ladell MacLin.
A Marie-A Marie-Galante la musique et la danse sont partout, à commencer par le Gwoka qui n’a pas son pareil pour  faire vibrer les cœurs et les corps. Une musique où se mêlent les chants, les tambours et les danseurs, qui puise ses origines dans la tradition africaine et l’arrivée des premiers esclaves en Guadeloupe au 17ème siècle.

Lawa chari, le blues authentique de Marie-Galante.

Le festival Terre de Blues cette année  avait pour thème les chants de labour « Lawa Chari ». Patrimoine vivant et immatériel de l’île guadeloupéenne, ce blues issu de la tradition culturelle créole résonne dans les champs de cannes encore aujourd’hui. Comme en témoigne les images que j’ai pu tourner de cultivateurs Marie-Galantais interprétant « Lawa chari » en compagnie de Valentin Zodros, parrain du 17ème  Terre de Blues, où s’exprime l’âme des habitants de l’île aux « cents moulins ».

 

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Mon vidéo-reportage sur le festival Terre de Blues 2016 de Marie-Galante


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Festival Terre de Blues 2016 par Victor Hache. En 17 ans, le festival Terre de Blues de Marie-Galante est devenu un rendez-vous incontournable de la musique afro-américano-caribéenne. Pour vous faire une idée  de l’événement qui va se dérouler ce week-end du 13 au 16 mai, regardez la vidéo que j’ai réalisée lors de la conférence de presse du festival à Paris, où se produiront notamment le saxophoniste funky américain Maceo Parker et le reggaeman jamaïcain Bunny Wailer.

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Infos sur le festival Terre de Blues2016  ici:http://terredeblues.com/index.php/fr/

Terre de Blues de Marie-Galante du 13 au 16 mai.

Maceo Parker et son saxo magique à Terre de Blues


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Maceo Parker au 17ème festival Terre de Blues-Marie-Galante par Victor Hache. Le saxophoniste américain de funk music va donner un concert événement lors de la 17ème édition du festival Terre de Blues de Marie-Galante où se produira également Bunny Wailer, légende vivante du reggae jamaïcain.

 

Terre de blues, le festival de Marie-Galante est devenu le rendez-vous incontournable de la musique afro-américano-caribéenne. Au point que chaque année, les plus grands musiciens font le déplacement pour venir jouer dans cette île située à une trentaine de kilomètres de la Guadeloupe, à l’image de Jimmy Cliff, Nile Rodgers, Kassav, Alpha Blondy, Salif Keita ou Johnny Clegg, qui tous ce sont produits ici.

La 17ème édition attend de nombreux artistes et un concert événement avec la venue exceptionnelle du grand saxophoniste de funk et de soul jazz Maceo Parker. Le musicien noir américain a su réinventer la musique funk née dans les années 1960/70, grâce à son saxo magique. «C’est une musique heureuse, une musique de partage» aime dire le musicien à propos de son répertoire aux accents de soul music, qui fait danser le public dans les festivals de jazz du monde entier. Né en 1943 en Caroline du sud, Maceo Parker a débuté avec ses deux frères Melvin et Kellis, batteur et tromboniste, avec qui il a fondé son premier groupe.

Ancien saxophoniste de James Brown avec qui il joua pendant des années, il a contribué aux plus grands succès du «godfather of soul». En 1990, au moment de son album « Roots revisited», il décide de se lancer dans une carrière solo, tout en collaborant avec les plus grandes stars comme Prince avec qui il jouait depuis les années 2000. A 73 ans, Maceo Parker possède une incroyable énergie sur scène.

De quoi ravir et faire danser les 15 000 festivaliers attendus à Terre de Blues où se produira une autre légende vivante, Bunny Wailer. Figure historique du reggae jamaïcain, il est l’un des trois fondateurs du groupe The Wailers avec Bob Marley et Peter Tosh, dont il est le seul survivant. Depuis 1974, le reggaeman mène une carrière solo et fait vibrer les foules grâce son registre inspiré du mouvement rastafari et ses disques dont deux en hommages à Bob Marley ont reçu un Grammy awards en 1990 et 1995. Renouant avec les racines et l’âme de « l’île aux cents moulins», Terre de blues a mis au cœur de sa programmation lawa chari, ce blues authentique issu des chants de labour. Un thème original qui va permettre de mieux faire connaissance avec les traditions agricoles et musicales locales. Comme on le verra avec Valentin Zodros, 89 ans, parrain de cette édition, qui viendra interpréter ce blues rural, patrimoine immatériel et trésor de Marie-Galante.

Benjamin Biolay, l’Argentine au cœur


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Benjamin Biolay revient avec Palermo Hollywood par Victor Hache. Quatre ans après Vengeance, le chanteur revient avec Palermo Hollywood. Un album aux climats latinos très inspiré, enregistré à Buenos Aires, une ville où il se sent revivre.

 

On a tous un endroit secret où l’on aime se retrouver. Pour se sentir vivre. Pour Benjamin Biolay c’est l’Amérique du Sud, où depuis longtemps Bernard Lavilliers, Manu Chao ou Florent Pagny, à travers leurs voyages au Brésil, en Colombie ou en Patagonie, ont trouvé la flamme ­indispensable à leurs chansons. Biolay entretient depuis toujours une passion pour l’Argentine, un pays qui bouge dont il apprécie le chaos organisé et sa culture empreinte d’une espèce de folie dans laquelle il aime se perdre. Déjà dans son album la Superbe en 2009, il chantait Buenos Aires : « Je suis si bien ici / Que je ne veux plus rentrer à Paris. » On se ­souvient aussi de son précédent opus Vengeance et du titre Venganza interprété dans la langue de l’écrivain ­argentin Jorge Luis Borges. Il a aussi donné quelques concerts en Argentine, où il tourna dans le film Mariage à ­Mendoza, d’Édouard Deluc. Après avoir exploré l’univers de Trenet (2015), il avait besoin de partir pour se réinventer. Il décide alors de poser ses valises à Buenos Aires, pour enregistrer un album imprégné de ­musiques latines.

Un disque qui nous ­emmène au pays d’Astor Piazzolla, construit comme « une audio ­pelicula » dit-il, la bande-son d’un film ­argentin imaginaire. Il y a un côté western spaghetti dans ce registre mosaïque où les sentiments succèdent aux impressions de vagabondages latinos.

Tango, ballade, rock argentin…

Les sons, les parfums, les voix des gens de la rue, les bruits de la capitale argentine forment l’ample décor de cet album solaire baptisé Palermo ­Hollywood, du nom d’un quartier ­populaire de Buenos Aires. Inspiré par les vibrations de la ville, Biolay a laissé courir son imagination, livrant un ­album voyageur où se croisent bandonéon, charango, tango, cumbia, ballades ou rock nacional. Le contraste est d’ailleurs saisissant entre ces mélodies aux arrangements pleins de vie et l’interprétation teintée de mélancolie du chanteur, qui, depuis ses débuts, a souvent frayé avec le spleen. On y ­retrouve son écriture élégante et sa façon imparable de capter les sons qui l’entourent pour les besoins de ses chansons. À l’image de Borges futbol club, composé d’un sample d’un commentaire de Victor Morales s’enflammant sur le match de football Argentine-Angleterre de 1986. Quant à Pas sommeil, on y remarque un extrait sonore issu du poème Ajedrez de Jorge Luis Borges dit par l’auteur.

Un répertoire hors du temps

Un carnet de voyage où Benjamin ­Biolay déambule au cœur d’une carte du tendre où amours et espoirs brisés fusionnent avec les doutes et les ambiances sensuelles (Tendresse année zéro). Un disque où le chanteur signe paroles et musique en une variété de styles et de musiques sans frontière à la Ennio Morricone, reggae dancehall en duo avec Alika (La noche ya no existe ), tango chaloupé avec l’Argentine Sofia Wilhelmi (Palermo Soho), cuivres sud-américains, cordes, bossa (la Débandade) et atmosphères franco-italiennes à la Adriano Celentano sur le titre Ressources humaines avec Chiara Mastroianni. Un répertoire hors du temps d’une grande générosité instrumentale, marqué par la voix chaude au parler gainsbourien du chanteur qui offre un album très inspiré entre aventures fantasmées ou réelles, poésie amoureuse, blessures de la vie et veine mélancolique. De quoi patienter avant son retour sur scène aux Nuits de Fourvière à Lyon le 17 juin et à la Salle Pleyel à Paris les 23 et 24 septembre.

Album Palermo Hollywood chez Barclay.